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JAM artiste chercheur en arts visuels au Québec

23 mai 2019

La recherche en arts visuels

Comprendre la recherche en art

Texte de JAM

 

Définition sommaire du chercheur emprunté de Wikipédia

Un chercheur (au féminin une chercheuse, ou parfois une chercheure, notamment au Canada1) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche scientifique. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche sont diversifiés et impliquent d'importantes différences dans la pratique de ce travail
Une discipline désigne une branche du savoir développée par une communauté de spécialistes adhérant aux mêmes pratiques de recherche.
La perception est l'activité par laquelle un sujet fait l'expérience d'objets ou de propriétés présents dans son environnement. Cette activité repose habituellement sur des informations délivrées par ses sens. Chez l'espèce humaine, la perception est aussi liée aux mécanismes de cognition. Le mot « perception » désigne :
• soit le processus de recueil et de traitement de l'information sensorielle ou sensible (en psychologie cognitive par exemple),
• soit la prise de conscience qui en résulte1 (en philosophie de la perception notamment).

La cognition est l'ensemble des processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance et mettent en jeu la mémoire, le langage, le raisonnement, l'apprentissage, l'intelligence, la résolution de problème, la prise de décision, la perception ou l'attention. Ces processus cognitifs ont été mis au jour par un petit groupe de psychologues de Harvard dans les années 1955-1960, notamment autour de Jerome Bruner

Si je prétends être chercheur, ce n'est pas selon la définition précédente que je me défini.

En art je veux apporter par mon jugement et ma particularité artistique, un nouveau visage à l'art. Je crois que je peux redéfinir ce qui a été compris comme artistique avec des formes nouvelles et une compréhension améliorée de la fonction de l'art dans l'humanité.

Ce qui est important en art ce n'est pas le savoir ou l'aspect scientifique de cette forme d'expression. Les académiciens peuvent dire ce qu'ils désirent et prétendre ce qui les avantage, l'art même si ça touche à la science humaine doit être compris non par l'esprit, mais par le sentiment et chaque artiste perçois l'art différemment de son voisin. L'artiste pour atteindre la plénitude de son art, doit plonger à l'intérieur de son âme pour devenir génial. En arts visuels même pour les concepteurs provenant de l'académie son génie se développe par ses mains plus que par son esprit. Sa pensée est directement liée à son action de faire. L'artiste doit écouter la petite voix qui lui parle dans sa tête. Cette petite voix s'il l'écoute l'amènera dans une dimension inconnue qui lui révélera qui il est. La recherche ce situe exactement là à cet endroit de la vie.

Le chercheur en fait désire trouver.

Il cherche pour trouver.

Est ce que je suis capable de comprendre avec mon cerveau, mon analyse, mes rapports avec la compréhension et mes sentiments mitigés ce qui doit être compris et ce qui a déjà été compris et qui est enregistré dans la grande bibliothèque humaine et auquel tous les individus ont accès? Je dirais ceci à ce propos: Ça ne m'intéresse pas.
Ce qui m'intéresse en art, c'est la recherche et non ce que les autres ont trouvés. Je suis à l'aise avec ma propre conception des choses et je ne cherche pas à m'intégrer à celle des autres.
Cela m'a toujours placé dans une position de rejet par les institutions qui base leur savoir sur ce qui existe, sur ce qui a été trouvé. Moi je cherche ce qui n'existe pas encore.

Pour expliquer ce que je conçois comme étant de la recherche, je dois faire un retour dans le passé de l'humanité, au début des balbutiements de la pensée humaine, dans les grottes de l'antiquité. Je me positionne à cet endroit de la connaissance, c'est à dire au balbutiment de la pensée.

La question première que je me pose en recherche en art c'est celle-ci: Comment la compréhension peut elle variée si catégoriquement d'un individu à un autre et comment vais-je faire pour me faire comprendre? Lorsque je montre mon travail de recherche aux autres vont-ils le comprendre?

Ce que je trouve comme chercheur, je le donne volontiers aux autres. Ça ne m'intéresse pas d'en tirer un profit pécuniaire. C'est de la foutaise que de désirer gagner sa vie en vendant ses oeuvres. Les oeuvres en réalité existent uniquement comme référence dans la recherche pour que le chercheur s'appuis dessus pour avancer dans ses recherches.

C'est en utilisant cette dimension de la compréhension que je fais mes recherches en art. Je pars du principe que moi je comprends d'une manière mais qu'il y a 8 milliards d'autres manières de comprendre la même situation. Chaque individu est en quelque sorte un chercheur dans sa propre bulle de compréhension.

Comme spécialiste de ma discipline artistique, je contribue à faire évoluer la compréhension générale par mes recherches.

Comme chercheur je m'intéresse à l'esthétique de la chose créée dans un propos artistique. Le propos est ce qui compte en art. J'aime les thèmes généraux comme la pauvreté parce qu'il y a profusion de directions à suivre. Je prends un chemin qui m'amène à un embranchement qui me permet de changer de direction. Cela semble chaotique pour ceux qui croit au sérieux de la recherche. En art il ne faut jamais se prendre au sérieux parce que ça détruit. Comme chercheur je veux demeurer libre de mes mouvements et je ne conçois pas devoir répondre à des règles de conduite établies par d'autres individus.

 


 

Recherche avec le sou

Sphinx

Les années 90

La recherche avec le sou comme concept utilise le sou découpé en spirale en association avec le ready-made.

Description

En réalité je me suis intéressé à l'art très jeune. Ma mère m'a initiée à la peinture étant elle-même un peintre autodidacte. Elle s'est instruite par la lecture de livres spécialisés et de quelques cours de peinture offert en Abitibi, la région de son enfance. Très peu scolarisée elle a réussi à se faire connaître dans sa famille comme l'artiste au grand talent.
Ayant sous les yeux cet exemple j'ai hésité longtemps avant de me lancer comme créateur en art. J'ai lu énormément sur les peintres et sculpteurs du moyen âge jusqu'à nos contemporains. Ce qui m'a motivé c'est de réaliser à travers les artistes contemporains que l'art était autre chose qu'un tableau épique relatant une histoire de l'ancien temps ou un portrait d'un illustre personnage. Je me suis mis à dessiner très jeune. Je faisais des copies d'illustrations dans les revues. Plus tard j'ai commencé à graver dans le bois des personnages.
N'ayant pas accès à l'art à cause de ma pauvreté, j'ai voulu d'abord connaître les gens dans leurs activités au quotidien. C'est à l'âge de 27 ans que je me suis lancé en art. J'ai commencé par apprendre la sculpture en bas-relief pour exécuter des créations du folklore Québécois. Je me suis associé à un homme d'affaire et j'ai fais reproduire mes sculptures pour la vente aux touristes. Ce fut pour un commencement en art une façon de prendre ma place dans le circuit artistique.
J'ai ensuite travaillé pour les autres artistes en réalisant leurs commandes également pour des multinationales sur des projets artistiques.
C'est seulement au début des années 90 que j'ai entrepris mes recherches en arts visuels.

Le but recherché pour me constituer comme chercheur était de trouver des éléments de la culture Québécoise pouvant décrire notre culture dans son ensemble social et trouver ce qui nous déstabilise. Est-ce l'influence des autres cultures vivant ici qui fait que notre peuple a de la difficulté à se reconnaître dans son art à travers ce que nos artistes fabriquent parce que eux aussi sont influencés par les autres cultures? C'est à dire décrire le mixage des influences déstabilisateurs pour notre culture.

Le sou m'est apparu comme le matériel adéquat pour faire cela. Le sou comme représentation de l'influence des multinationales sur notre économie locale ce qui influence notre façon de penser et d'être différent au niveau culturel. C'est en faisant cette recherche que j'ai trouvé que le Québec était en train de modifier sa pensée culturelle pour devenir une autre forme culturelle.

Pour que la sculpture ait une influence plus importante dans ce propos culturel, j'ai établi que le sou représenterait le personnage et que le ready-made serait son environnement.
J'ai donc créé à partir de ce concept dans une attitude de recherche pour trouver les éléments pouvant composer le langage culturel associé à l'évolution culturelle du Québec.

J'ai consacré plusieurs années à faire cette recherche du début de l'an 1990 au début de l'an 2000.

 

Voici quelques illustrations vous permettant de comprendre cette recherche avec le sou.

 

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Recherche en art avec la patate

Patate_2014 patate 2014 Crédit photo: http://www.maximeboisvert.com

Recherche avec la patate sculptée. Cette recherche s'est effectuée sur une période allant de 1980 à 2015. Le livre "Solitude" a été publié en 2014. Ce livre décrit la recherche et est illustré avec des photos des patates sculptées. Ce livre a servi de référence à la publication de ma thèse "Le Troisième élément" en sculpture qui fut publiée aussi en 2014.

En résumé la recherche avec la patate a débuté avec ma recherche sur la pauvreté. la pauvreté de l'artiste Québécois en particulier, représentant un peuple pauvre, soumis, torturé, servant de serviteur à un peuple dominant. L'idée de la sculpture est passée par l'étape de la recherche sur le vieillissement de l'être mais aussi sur le vieillissement de la pensée. Au début de cette recherche j'ai fait une vidéo de la condition de la sculpture avec le végétal comme expérience de vieillissement. La vidéo montrait la patate sculptée en train de se transformer sous l'effet de la chaleur du four programmé pour la faire sécher sur une période de 12 heures. Je captais plusieurs minutes par heure avec des commentaires sur la condition humaine que je faisais en attendant la fin de la captation. La vidéo originale contenait 2 heures de captation que j'ai réduit à 1 heure. La vidéo a été utilisée par un enseignant à l'université pour montrer que le végétal pouvait servir de propos en art.

La recherche avec la patate a produit plusieurs sculptures qui se sont vues transformé en métal par la fonderie après avoir fait un moulage de cire de la sculpture. Cependant le plus merveilleux dans cette expérimentation avec le végétal, fut de découvrir à travers une captation photographique fait par mon fils photographe, que la sculpture construite avec la patate nous parlait. C'est à partir de cette révélation que j'ai écrit ma thèse sur le troisième élément contenu dans l'oeuvre d'art, que je nomme le moment magique pendant lequel tous les éléments sont en communication les uns avec les autres.


Recherche avec la forme

La forme Biomorphique

Description

Dans les années 2000, j'ai entrepris une recherche avec la forme, pour trouver des éléments sculpturaux pouvant aller sur la place publique.

Ma recherche avait comme idée de trouver des formes qui expriment un genre de témoignage de la nature.
L'idée de la nature n'est pas exprimée sur la place publique ici au Québec, surtout à Montréal. On voit surtout des références à l'architecture et à cette pensée qui fonctionne avec des angles droits.

Pour obtenir un résultat capable de reproduire des formes aléatoires comme celle des roches de rivage sculptées par la mer, entre autre forme servant à cette recherche, j'ai utilisé le béton coulé dans un sac de plastique.
 
Les formes obtenues dans la recherche, deviennent des références de construction pouvant servir de modèle à une réalisation de plus grande dimension pouvant être installée sur la place publique.

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Recherche avec la boite de conserve. 2015-2017

Flammes flammes

 

Le livre qui est associé à cette recherche: "La Pauvreté" ISBN: 978-1-38-990389-2 que vous pouvez acheter sur BLURB.

Cette recherche est fondamentalement axée sur la représentation de la pauvreté par la boite de conserve. En faisant un parallèle entre la boite de conserve qu'on ouvre pour en retirer le contenu pour le manger et qu'on jette après usage et l'être humain qu'on met au monde pour s'en servir comme main d'oeuvre qu'on jette après usage, le corollaire fait du sens.


Recherche avec le tube métallique plié avec une cintreuse

métal tordu

 

En 2017 je me suis intéressé à nouveau à l'art sur la place publique. Je travaille donc depuis le printemps 2017 avec le tube de métal cintré comme proposition d'oeuvre à installer sur la place publique.


 

Recherche avec l'image de synthèse

solitude 2017

Ma proposition pour installer une oeuvre sur la place publique passe aussi par une recherche avec l'ordinateur avec un programme 3D.