L'art pauvre

JAM artiste chercheur en arts visuels au Québec

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Définition d'après Wikipédia:
L'arte povera (de l'italien : « art pauvre ») est un mouvement artistique italien, qui, au départ de Turin et de Rome, est apparu sur la scène internationale dans les années 1960.
L'arte povera est une « attitude », un comportement1 prônée par des artistes italiens depuis 1967 qui consiste à défier l'industrie culturelle et plus largement la société de consommation, selon une stratégie pensée sur le modèle de la guérilla2. L'arte povera s'inscrit notamment contre la peinture abstraite dominant la scène artistique européenne des années 503.
Ce refus de l'identification se manifeste par une activité artistique qui privilégie elle aussi le processus, autrement dit le geste créateur au détriment de l’objet fini. Processus qui consiste principalement à rendre signifiants des objets insignifiants.
En condamnant aussi bien l'identité que l'objet, arte povera prétend résister à toute tentative d’appropriation. C’est un art qui se veut foncièrement nomade, insaisissable.


Histoire


L'expression arte povera est utilisée pour la première fois en septembre 1967 par Germano Celant pour intituler une exposition présentée à Gênes. Plus précisément en septembre 1967, à Turin, l’exposition collective « Arte povera », qui donnera son nom au mouvement, se déroule avec la participation de Alighiero Boetti, Mario Merz, Jannis Kounellis, Luciano Fabro, Michelangelo Pistoletto et Giulio Paolini. Giuseppe Penone est aussi présenté à leurs côtés dans le livre Arte povera de Germano Celant, publié en 1969. Elle emprunte le terme « pauvre » à une pratique théâtrale expérimentale ; il faut ici comprendre cette pauvreté comme un détachement volontaire des acquis de la culture. L’artiste Giulio Paolini avait déjà parlé d’un « appauvrissement de l’art », sans doute en se référant à une poétique proche du minimalisme, mais Giovanni Lista a souligné la signification particulière de ce terme au sein de la culture italienne longtemps nourrie par le catholicisme de Saint François d’Assise4, familièrement appelé "Le Poverello".
En 1972 Germano Celant abandonne le terme qu'il considère désormais comme « un cliché répétitif » et qui avait été choisi selon lui « parce qu'il ne veut rien dire ». Cependant en 1984 et 1985, Germano Celant le fait ressurgir lors de différentes expositions qui vont confirmer la portée historique de l'arte povera et qui vont fixer définitivement à 12 le nombre des artistes estampillés « arte povera » (Giovanni Anselmo, Alighiero e Boetti, Pier Paolo Calzolari, Luciano Fabro, Jannis Kounellis, Mario Merz, Marisa Merz, Giulio Paolini, Pino Pascali, Giuseppe Penone, Michelangelo Pistoletto et Gilberto Zorio)5.
Les textes fondateurs de G. Celant dans les années 1960 ne sont guère explicites sur l'orientation conceptuelle ou plastique du groupe.
Dimension spirituelle ou politique ?
Arte povera utilise des produits pauvres (d'où son nom) : du sable, des chiffons, de la terre, du bois, du goudron, de la corde, toile de jute, des vêtements usés, etc. et les positionne comme des éléments artistiques de composition. Toutefois, certaines œuvres, comme Igloo di Giap de Mario Merz6 utilisent des matériaux plus sophistiqués tels que des néons.
La « pauvreté » pourrait alors être celle de l'artiste qui, tel le guérillero, utilise des moyens légers qui assurent son indépendance vis-à-vis de l’économie et des institutions culturelles2.
On a aussi vu dans l'utilisation du mot « pauvre » une référence chrétienne à l'ascèse et au renoncement franciscain car on trouve dans les œuvres d'arte povera un matérialisme spirituel, une révélation du mystère de l'existence dans les objets les plus banals, les plus insignifiants, les plus quotidiens.
Le terme Pauvre a été aussi interprété dans un sens politique car les artistes d'arte povera ont adopté des positions radicales et marginales, proches dans la mentalité des mouvements de contestation de 1968.


Marché de l'art


Longtemps, les œuvres de l'arte povera ont échappé à la logique du marché. En effet, refusant de considérer l’œuvre d'art comme un « produit », leurs auteurs n’hésitaient pas à créer des œuvres éphémères, ou bien ils avaient recours à des matériaux réputés « pauvres » comme la terre, le tissu, des végétaux, etc. Cependant l’aventure tourna court avant le milieu des années 1970, nombre des artistes du groupe adoptant alors des démarches individuelles.
L'arte povera n'est pas un art d'accès facile : la conservation de certaines pièces nécessite une grande attention ; d'autres, qui se présentent sous la forme d'installations, ne peuvent évidemment prendre place que dans des intérieurs adaptés.
Cependant, les grandes institutions américaines et les collectionneurs commencent à s'intéresser de près à ce courant après l’avoir longtemps mis de côté[citation nécessaire].
Bien qu'apparenté à l'art conceptuel pratiqué dans d'autres pays — aux États-Unis, il résulta notamment d'expériences pop et minimaliste, du happening et du cinéma underground — l'arte povera proprement dit produisit des œuvres d'une individualité indiscutable.
À la première exposition « Arte povera in spazio » d'arte povera qui eut lieu à la galerie La Bertesca, à Gênes, en 1967, succédèrent de nombreuses autres manifestations, tant en Europe qu'aux États-Unis.


JAM, JAMichel Boisvert  (http://www.michelboisvertrecherchesculpturale.com)
Il est membre de l'association RAAV du Québec.
Il exerce comme créateur en arts visuels au Québec depuis 1973. Il est chercheur en ART PAUVRE depuis 1990. Il signe ses créations par l'acronyme JAM

 

L'art pauvre version Québécoise de JAM

 

Comme représentant de la culture francophone Québécoise, JAM accorde beaucoup d'importance à la définition de la culture Québécoise dans sa description de son peuple comme faisant partie de la pensée de l'art pauvre.

C'est par contestation à la forme multicuturalisme utilisée par bon nombre d'artistes qui s'évertuent à faire comme son voisin pour s'attirer les bonnes grâces des comités de sélection que JAM a choisi l'art pauvre pour s'exprimer en art. Le consensus n'est qu'une façon de se mouler au nombre pour se faire apprécier des autres. En art c'est la pire forme d'attitude à utiliser. L'art doit décrire une forme intrinsèque de l'être et non un consensus social admis par tous.

L'artiste doit puiser à l'intérieur de lui-même la force de se décrire dans un tout social. S'il copie les autres il ne fait que de s'abstenir de lui-même. En s'abstenant il accorde aux autres un droit sur sa propre existence. L'art permet à l'individu de s'exprimer. Pour s'exprimer l'artiste doit se considérer comme étant un individu. Un individu c'est en quelque sorte un point de vue isolé des autres points de vue.

La société joue un rôle évident d'obstruction à l'expression individuelle.

JAM comme chercheur doit s'isoler de la pensée générale et trouver un autre chemin d'expression en art pour que sa voix soit entendue comme étant une alternative de pensée qui peut éventuellement agir comme contre poids à l'influence sociale qui n'a d'intérêt que l'intérêt des plus riches.

L'art pauvre permet à l'artiste de dire qu'il est pauvre et que seul sa pensée est exprimée dans son art. Le choix est évident pour JAM dans sa description culturelle.