Discours sur la pauvreté

 

Texte de JAM faisant partie du projet "L'art pour la pauvreté"
povertyart.site123.me

Verdun, le 14 janvier 2019

L'imbécile que nous sommes tous à la naissance correspond à une définition de l'être humain qui doit parcourir son chemin de vie pour découvrir son humanité c'est à dire sa propre définition de l'humanité qu'il construit en parcourant la vie pour sortir de son imbécilité naturelle et devenir un humain intelligent. Tous les individus sont au même niveau d'imbécilité en venant au monde. On nait tous tout nu de corps et d'esprit. On doit tout apprendre pour devenir un être humain. Personne ne nait avec le savoir inné. Nous venons tous au monde au même niveau d'imbécilité, ce que je défini comme de la pauvreté. Ce qui nous est offert, à chacun de nous, c'est un parcours individuel qui va nous permettre de comprendre, c'est à dire de devenir intelligent autrement dit, de nous enrichir en nous accomplissant dans notre propre parcours. C'est le parcours qui défini ce que va être notre vie et ce que nous allons obtenir comme évolution pour nous-même et ce que nous allons permettre aux autres de recevoir de nous. C'est uniquement dans le partage avec les autres que notre parcours se défini parce que c'est en vivant auprès des autres qu'on obtient d'eux qu'ils partagent avec nous ce long chemin qui nous mène tous vers une définition unique de l'humanité. Notre parcours individuel se défini uniquement dans l'humanité et est individualisé par la personnalité qui nous habite. On ne peut pas changer cette personnalité que nous recevons à la naissance. Le parcours nous permet seulement de comprendre qui nous sommes comme individu par le chemin qui nous est alloué pour le découvrir. Ce chemin est obstrué de multiples obstacles qui s'installent sur notre chemin chaque jour et jour après jour pour nous empêcher d'avancer. Cette difficulté n'est jamais la même d'un individu à l'autre. Aucun individu n'a le même parcours. On doit tous suivre son propre chemin individuel en marchand à côté des autres vers une même définition de l'humanité. C'est le parcours qui fait de nous des êtres humains.

Beaucoup d'individus s'arrêtent en chemin. Ils s'installent et n'avance plus. Ce n'est pas ce pourquoi on existe. On ne doit jamais s'arrêter en chemin. En nous arrêtant en chemin on ne poursuit pas son parcours de vie. La vie n'a qu'un objectif qui est celui de marcher en se définissant sur notre chemin de vie. Les gens qui prennent racine quelque part, refusent de suivre le parcours qui leur était destiné et n'évoluent pas selon leur capacité d'évolution. En s'arrêtant ils nuisent au trafic et empêchent les autres d'avancer. Ces individus qui choisissent de ne pas effectuer leur parcours et s'arrêtent pour profiter du lieu parce qu'il y a de la nourriture, une maison confortable, des vêtements chics, une vie de rêve, des amis, de la boisson de la drogue et un certain bonheur dans un simulacre de vie en commun dans une organisation économique rentable, demeurent des imbéciles et n'atteindront jamais avec cette façon de vivre, leur propre définition humaine. Ils demeurent à jamais des pauvres, parce qu'ils ont décidés de demeurer sur place au lieu d'avancer sur leur propre parcours de vie.

La pauvreté de l'esprit ce n'est pas la pauvreté de bien matériel. Beaucoup de gens considèrent la pauvreté comme une maladie et cette version de la pauvreté est uniquement tenue par les individus réducteurs et méprisants qui utilisent la pensée de droite pour exister.
En réalité ce n'est pas un hasard si l'humanité est divisée en deux formes de pensée.
La pensée de droite et la pensée de gauche.
C'est très restreint comme fonctionnement mental. C'est pourquoi il existe des chemins individuels qui permettent à tous les individus de fabriquer leur propre parcours de vie. Il y a des individus qui commencent leur vie avec une éducation de droite et finissent leur vie avec une pensée de gauche. Le contraire existe aussi. La plupart des individus se contentent de vivre sur place là où ils sont nés. Ils ne progressent pas en suivant un parcours qui leur est propre. Ils n'évoluent pas. C'est entre autre pourquoi nous répétons constamment toujours le même pattern de vie sociale.

La pauvreté de l'esprit est différente de la pauvreté de matériel. Beaucoup de riches sont affectés par la pauvreté de leur esprit souvent tordu sous forme d'obéissance à des règles qui ne sont pas humaines.
La conquête de territoires physiques est de toutes les imbécilités celle qui remporte la médaille. C'est l'obstacle suprême à l'évolution de l'esprit. C'est pourtant là ou va l'économie mondiale. C'est par rapport à cette pauvreté de l'esprit que la pauvreté matérielle des individus existe. Avant notre époque on croyait qu'il y avait un ciel où les anges vivaient et où Dieu en bon père de famille nous attendait tous les bras ouvert après notre mort. Maintenant on veut aller au ciel par nos propres moyens physiques pour constater si Dieu existe réellement et en passant s'approprier d'une planète ou deux question de rentabilité de l'investissement. Je trouve que cette perspective d'engager l'humanité dans ce trip n'est pas une initiative humaine. C'est un processus mental découlant directement de la pauvreté d'esprit de ceux qui veulent trouver la vie éternelle quelque part dans l'univers par la conquête d'un territoire physique. Les ressources de la terre ne pourront jamais subvenir à cette entreprise imbécile de conquête de l'espace. Il est plus logique de voyager par l'esprit que par un engin motorisé. L'esprit a plus de possibilités de voyage que la mécanique. Si on veut conquérir l'espace infini nous devons apprendre à voyager léger par l'esprit. Le génie mécanique, et l'ingénierie technologique combinée ne donneront jamais un engin interstellaire capable de nous faire voyager dans l'espace.  Oublie ça. Ce qui va nous permettre de voyager dans l'espace c'est la révélation de l'étendue de notre capacité à communiquer par la pensée. L'ésotérisme est une difficulté en ce moment parce qu'elle contient un hermétisme qui isole les individus dans une incompréhension de la pensée qui les empêche d'avancer dans leur propre évolution.
La pensée contenue dans chaque individu est une richesse dont aucun autre animal ne peut accéder. Comprendre ce qui ce passe dans notre esprit n'est pas une recherche qui doit être entreprise par les scientifiques et les dominants de droite qui veulent contrôler et restreindre. La pensée appartient à chaque individu et le but de son existence est celui de se développer mentalement avec son propre parcours d'évolution qu'il a reçu à la naissance. Chaque individu doit pour devenir humain entreprendre ce chemin qui va le mener vers la découverte de son propre moi existentiel dans l'univers. La multitude de gourous et de conseillers dans cette matière est surprenante. Aucun autre individu que soi-même n'est habilité à aider un autre individu à atteindre sa propre évolution d'esprit. La seule manière d'y arriver est de se mettre en route soi-même sur sa destinée sans jamais s'arrêter même lorsqu'on est fatigué, même lorsqu'on est blessé, même lorsqu'on meurt. Ni la maladie, ni la souffrance ne peut nous empêcher d'avancer sur ce chemin de découverte de sa propre humanité. Seul la paresse mentale est un obstacle. Les bandits utilisent cette paresse mentale des individus pour leur soutirer leur vie et se l'approprier pour eux-mêmes. Ceux qui vous vendent des choses en particulier. Les vendeurs sont nombreux à profiter de votre paresse intellectuelle.
La pauvreté de l'esprit est l'obstacle suprême à notre évolution commune comme être humain. Le voyage de la conquête de son propre esprit doit être entrepris par tous les individus si on veut un jour pouvoir dire que nous sommes humains. On ne peut pas s'appuyer sur un autre que soi pour entreprendre son propre chemin vers cette destinée.

La pauvreté comme sujet en art

Ce que sais sur le sujet devient mon discours lorsque j'introduis sous forme de pensée dans un thème artistique cette catégorie d'individus sociaux en impliquant qu'il y a des catégories dans l'humanité et que la pauvreté est la plus basse de toutes les catégories que les individus ont le choix de choisir pour la manière dont ils vont vivre leur vie.

Ça c'est l'interprétation des autres vis à vis ce que je suis comme artiste. Les gens choisissent, c'est un fait. Mais de là à affirmer que la pauvreté est un choix revient à dire que la couleur de la peau est un choix. Que la forme du crane est un choix ou que la couleur des yeux est un choix.
La pauvreté ce n'est qu'un code parmi tous les codes qui existent dans la nature. La pauvreté c'est une référence codée.
Tout dans l'univers fonctionne par codification. Tous les individus fonctionnent par des codes. L'artiste que je suis utilise les balises de codification qui régissent la pensée de l'imagerie. J'utilise en sculpture le même genre de code que j'utilise en écriture ou en langage parlé. Je m'exprime par l'image et particulièrement par un codex installé dans les références de l'imagination qui passe par l'association d'une image avec un fait réel.
Ce n'est pas moi qui ai inventé les codes de référence. J'utilise ce que les humains ont comme référence accumulée au cours des derniers 100,000 ans. L'image est forte dans sa particularité d'expression. "L'art pauvre" que j'utilise, transforme les codes pour leur faire dire autre chose que la référence accumulée par les années.

Mes codes artistiques de référence doivent être interprété par les visiteurs qui viennent en art se ressourcer l'esprit défaillant qui dans leur vie ne leur sert plus de référence parce que les codes sociaux changent constamment. Cette interprétation de l'oeuvre n'est pas donné automatiquement et le spectateur doit faire un effort pour comprendre dans quel contexte il se situe par rapport à l'oeuvre qu'il tente de digérer intellectuellement ou émotivement. Les deux formes de pensée que sont la pensée qui réfléchie et la pensée qui ressent n'ont pas les même codes et il est parfois difficile de faire la différence entre ces deux affirmations provenant d'une même source.
Ce que je suggère à ceux que ça intéresse, lors d'une visite dans mon monde artistique, c'est de regarder avec mes yeux au lieu d'utiliser ses propres références. J'ai changé les codes de référence et si vous n'utiliser pas mes codes, vous allez être dans l'erreur.

En ce qui concerne la pauvreté, voici mon discours en art sur le sujet.

La pauvreté utilise des codes de référence qui sont distincts de ceux utilisé par la richesse. Ce sont des codes différents qui n'ont pratiquement aucun lien possible sauf de tenir compte du fait qu'ils sont différents l'un de l'autre.
Les gens qui vivent dans la pauvreté utilisent les codes de la pauvreté et les gens qui vivent dans la richesse utilisent les codes de la richesse. L'un ne s'imbrique pas dans l'autre et vise versa.
En art l'artiste qui crée une oeuvre qui s'adresse aux deux formes de code, n'a pas le choix s'il veut que l'art soit au centre de son discours artistique, que de s'adresser en même temps aux deux formes de l'humain social qu'est la pauvreté et la richesse.

Il faut comprendre mon intention artistique dans l'écriture de ce texte.

Si j'écris autour de l'oeuvre c'est en accompagnement de l'oeuvre. Cet accompagnement ce fait par la même interprétation de la vie que celle qui crée l'oeuvre, c'est à dire moi-même. Je ne peux pas être autre chose que moi dans le processus de diffusion comme dans le processus de création. C'est la même source intellectuelle et émotive. Les codes cependant ne sont pas entièrement compris de ma part. En art il existe comme je l'ai décris dans ma thèse, un troisième élément incontrôlable par l'individu. Ce troisième élément personne n'a de contrôle sur lui. Il faut donc en tenir compte en art parce qu'il existe et autant l'artiste que le spectateur doit tenir compte du fait qu'il est inscrit dans l'oeuvre.

La pauvreté selon JAM

Je suis de nationalité française d'Amérique du nord vivant au Québec. Mes ancêtres ont construit le Québec que vous croyez comprendre qui existe encore aujourd'hui mais qui n'existe pas en réalité. Nous vivons comme peuple sous le régime anglais de référence au niveau de notre affiliation avec le Canada anglais qui garde un contrôle sur notre existence. Nous sommes reconnus dans la constitution comme différent et autonome par le reste des gens du Canada qui nous tolère tout en nous surveillant. Notre action artistique est donc sous la loupe des dominants qui tentent de nous soumettre à leur propre interprétation de ce qu'est l'art. L'art que nous créons est cependant directement lié au fait que nous existons comme autre formule de vie que celle utilisé par les autres peuples. Nous avons nos propres codes et seulement nous sommes habilité à les comprendre.
Les artistes d'ici sont plus que normalement performants, ils sont dominant dans le monde entier. Nous avons une mine de créateur prêt à éclore en tout moments. Nous avons cependant des restrictions qui ne permettent pas de lâcher lousse tout notre potentiel. Nous avons nos propres règles qui déterminent ceux qui vont prendre l'espace de diffusion de l'art. Notre art est de la même forme que l'art de toutes les autres nations du monde. L'art ne peut pas changer de codification. Ses codes sont universels.
C'est dans ce sens que JAM a appris les codes de l'art et qu'il a choisi ceux qui existent dans la formulation de "L'art pauvre"
Vous pouvez lire toutes les références sur l'art pauvre sans pouvoir comprendre où ce trouve ma formule d'interprétation dans ce qui est dit sur l'art pauvre. C'est ça l'art vivant. Je fais partie de l'art en construction et les références s'accumulent à mesure qu'elles sont générées. Il y a dans mes codes de référence en création d'oeuvre d'art des milliers de références provenant de presque tous les coins de la terre. Mon ancêtre immédiat, c'est à dire celui qui fut le premier à venir en Amérique avant que le terme ne soit prononcé, était un marchand qui naviguait sur les mers pour échanger ses marchandises avec les autres. Il est venu ici par la demande du roi de France qui alors était suzerain de cette partie du monde. Il a amené des gens aussi sur ses navires. Il a eu des enfants qui aujourd'hui prennent la place qui forme notre territoire sous forme de 50,000 familles portant mon nom de famille qui ont toutes une provenance génétique différente mais qui dans l'ensemble rassemble dans un même nom le mélange des nations du monde. Nous avons un peu de ceci et un peu de cela ce qui donne en fin de compte une identité qui s'appelle Québécoise. Nous proclamons haut et fort que nous existons et que nous voulons participer à l'évolution humaine par nos codes de référence dans les codes mondiaux de référence. Nous sommes une toute petite nation qui à un potentiel économique gigantesque mais nous avons confié aux autres nations un certain contrôle sur notre richesse en échange du droit de parole à l'international. Nous accueillons toutes les nations ici et nous fournissons à toutes les nations une éducation selon la demande des besoins économiques en vigueur.
Nous avons aussi une idée précise de l'art et nous voulons la faire connaître au reste de l'humanité qui ne vit pas chez nous avec nous dans les paramètres de notre propre existence pour qu'eux aussi comprennent la vie comme nous la comprenons pour qu'un jour nous puissions ensemble établir un code mondial d'échange et de prospérité autant économique qu'intellectuel qu'artistique que croyant la même forme de vie spirituelle et qu'ensemble nous progressions vers un même but humain régit par toutes les nations qui s'unissent dans une même pensée évolutive. 

Donc après cette explication de la richesse je peux définir la pauvreté.

Pour comprendre la pauvreté il faut d'abord comprendre la richesse. La pauvreté n'est pas le contraire de la richesse. C'est un autre forme qui a sa propre identité. En fait je peux dire que la richesse découle de la pauvreté. En fait la richesse c'est une distinction de la pauvreté qui possède individuellement plus que la majorité de la pauvreté. C'est comme une banque si on veut une image réelle de ce qu'est la richesse par rapport à la pauvreté. La richesse c'est ce que possède l'humanité. La pauvreté est la réelle identification de l'humanité. Nous sommes tous des pauvres. Nous naissons pauvre et nous mourons pauvre.

Lorsque j'ai utilisé ce thème de pauvreté dans mon discours en art dans sa formulation Québécoise, j'ai pensé pouvoir établir ce qu'est la pauvreté. Je n'y suis pas arrivé mais j'ai ouvert une porte que les autres vont utiliser pour entrer dans le sujet.
Mes oeuvres reflètent ce que j'ai trouvé comme identifiant par l'association d'un matériau simple qui est toujours jeté au vidange comme étant un contenant ne pouvant plus servir. J'ai comparé ce contenant aux individus que l'on jette après usage.

JAM est artiste chercheur au Québec

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